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multilingues précoces

Recueil d'articles et études sur les avantages d'une éducation bilingue ou plurilingue précoce.

6. Citations et points de vue sur le bilinguisme

" Les évaluations confirment que l'enseignement bilingue contribue fortement au développement intellectuel de l'élève et à son épanouissement"

Jean Salles-Loustau, fév.1997, Inspecteur Général de l'Éducation Nationale chargé des langues régionales.

"Il n'y a pas de meilleur exercice pour l'esprit que ces comparaisons entre la langue basque et la langue française; cette recherche des analogies et des différences entre une matière que l'on connaît bien est une des meilleures préparations à l'intelligence";

Jean Jaurès.1911.

"Qui ne connaît pas de langues étrangères ne sait rien de sa propre langue".

Johan Wolgang Goethe, Maximen und Refexionen, II, Nr.23).

"Les langues, ça ne fonctionne pas comme les vases communicants. Les langues ne sont jamais en concurence. Plus on en apprend et plus cela facilite l'apprentissage de nouvelles langues. Il y a un effet cumulatif. L'apprentissage d'une langue ne nuit pas à l'apprentissage d'une autre langue; c'est tout le contraire".

Gilbert Dalgalian linguiste, ex-Directeur Pédagogique à l'Alliance Française à Paris, spécialiste du bilinguisme précoce.

"Les langues sont un trésor et véhiculent autre chose que des mots. Leur fonction ne se limite pas au contact et à la communication. Elles constituent d’une part des marqueurs fondamentaux de l’identité, elles sont structurantes, d’autre part, de nos perspectives".

- Michel Serres, Philosophe, « Atlas », Flammarion, Paris, 1996

"Le bilinguisme est excellent. Si peut-être, cela retarde de quelques semaines l'accès au parler parfait, il y a de tels avantages d'intelligence et de sensibilité à pouvoir exprimer un même vécu de deux façons différentes que le payer d'un petit retard n'est pas cher payé".

"Il n'est pas utile d'apprendre l'anglais d'abord. L'enfant qui apprend le breton apprendra très bien l'anglais ensuite. plus un enfant possède de moyens d'expression, plus il sera adapté à son temps de circulations internationales".

Françoise Dolto, psychanalyste pour enfants.

"Quand tout se passe bien, le bilinguisme est incontestablement un plus pour le développement intellectuel. Un enfant qui reçoit une éducation bilingue a, en général, de meilleurs résultats scolaires pour des raisons de facultés intellectuelles très développées et, justement, celles qui sont demandées en général à l'école".

Elisabeth Bauthier-Castain. Psycholinguiste.

"C'est entre 3-4 ans que la capacité d'apprentissage des langues est maximum. C'est là que les capacités de mimétisme, sur quoi est fondé l’essentiel de l'apprentissage d'une langue, sont maximales. Après 13 ans, l'appareil phonatoire et articulatoire se fige, ce qui explique que les adultes ont tant de mal à apprendre les langues étrangères"

Claude Hagège, linguiste, Professeur au Collège de France.

Précisément parce que l'idée d'un langage unique (comme langage irréfutable et sans réserves) est étrangère à la prose romanesque, la conscience prosaïque doit orchestrer ses intentions sémantiques propres, fussent-elles absolues. C'est seulement dans un seul langage, au sein des langages nombreux du plurilinguisme, que la conscience prosaïque se trouve à l'étroit; une sonorité linguistique unique ne peut lui suffire…

Bakhtine, précurseur en sociolinguistique

"Le bilinguisme est une école de tolérance et une voie de survie. Il revêt l'importance des démarches fondatrices. Au delà du sens de la relativité des choses qui dégage les horizons et favorise tous les apprentissages, il permet d'acquérir ce qu'il faudra bien appeler un jour par son nom: un sens civique planétaire".

Amin Maalouf, prix Goncourt, Académie Française.

Il faut " chercher partout le bilinguisme, valoriser la culture régionale. Les langues régionales ont été combattues, certaines ont été écrasées, d’autres ont résisté mais elles ont toutes été mises à mal par le système éducatif. Leur image s’améliore, paradoxalement c’est aussi maintenant qu’elles n’existent presque plus… Le problème en France, c’est que la langue maternelle est considérée comme négative. Il faudrait faire des cours en partie en basque, en partie en catalan, etc., sans négliger le français évidemment.

Alain Rey, Directeur du Petit Robert, linguiste.

"Une langue différente est une vision de la vie différente"

Federico Fellini

« Les limites de ma langue sont les limites de mon monde".

Ludwig.Wittgenstein, philosophe

"Apprends une langue, tu éviteras une guerre"

Proverbe arabe

"Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme".

Juan Ramon Jimenez, prix Nobel de littérature.

"On vit une nouvelle vie pour chaque nouveau langage que l'on parle. Si on n'en parle qu'un, on ne vit qu'une vie"

Proverbe tchèque

"Les français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère"

Tristan Bernard.

Jean-Marie Gustave le Clézio est un grand défenseur de la diversité dans le monde et en France.....et du multilinguisme (dont il a bénéficié):

" Le président Evo Morales a modifié la Constitution, reconnu les nations indigènes et officialisé leurs langues jusqu’ici interdites dans les écoles et l’administration. Il défend un état « plurinational » et « plurilingue ». Dans la Bolivie d’aujourd’hui, dès l’école primaire, chaque élève apprend trois langues : l’espagnol, sa langue maternelle – comme l’aymara ou le quechua – et une autre pour s’ouvrir au monde. On voit bien que cette pluralité de langues facilite les échanges « interculturels » entre les différentes communautés, entre les gens des villes et des campagnes, avec les étrangers.

Je préfère cette idée d’une société « interculturelle » plutôt que « multiculturelle ». Elle suppose que nous apprenons les uns des autres, comme cela se fait couramment dans les affaires, le commerce, les arts, en littérature, que nous pouvons nous entendre, nous accepter, débattre, discuter des zones de tension, ou encore nous « accommoder raisonnablement » de nos différences, comme le proposent les Canadiens".

Jean-Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de littérature.

Jean Marie le Clézio est rejoint par de nombreux personnages publiques pour se plaindre en 2004:

"du refus d'ouverture des classes bilingues et des freins à la diffusion du breton dans l'audiovisuel...La langue bretonne, poursuivent-ils, est un élément fondamental de la culture qui participe à la richesse de la culture en France et en Europe, un élément clé pour l'avenir de la Bretagne, ... une façon de voir le monde qu'il faut encourager". Ils demandent que "l'enseignement de la langue (soit) promu aux plans institutionnels, médiatique et éducatif".

Irène Frain, écrivaine,

Mona Ozouf-Sohier, historienne spécialiste de la Révolution

Erik Orsenna, écrivain, Académie française

Yves Coppens, paléontologue

Manu Chao, musicien

Michel Wiervorka, sociologue

etc.

" Si l'enfant vit des situations dans la langue régionale, des situations en français, s'il apprend à l'intérieur des ces situations et , si de temps en temps, on lui permet de faire des comparaisons de manière à bien expliciter les différences qu'il y de l'une à l'autre, ce ne peut être que positif et on s'aperçoit que, loin d’entraîner une gène, chacune des deux langues et chacun des deux savoirs enrichit l'autre".

" L'avenir, c'est le plurilinguisme et dans ce plurilinguisme, les langues régionales ont un rôle capital à jouer; L'avantage qu'elles ont sur les autres, c'est qu'elles permettent un enracinement socio-affectif et socio-culturel indispensable"

Évelyne Charmieux, professeure à l'école normale de Toulouse, chercheuse à l'Institut de Recherche Pédagogique.

" Je suis persuadé que les petits bretonnants parleront mieux anglais que les unilingues français. Il n'y a pas de perte d'énergie à apprendre le breton".

André Martinet. Professeur à la Sorbonne, Paris.

" Bretons, bretonnants ou non, c'est un Franc-comtois qui vous dit : n'abandonnez pas votre langue. C'est non seulement une richesse, mais c'est aussi un avantage. Pour vos enfants, c'est un facteur d'équilibre et d'épanouissement.... Je voudrais dire à ceux qui hésitent, qui font passer des considérations utilitaires avant celles d'ordre affectif et culturel, qu'ils ont tort dans l'intérêt même de l'enfant, en particulier son avenir".

Jean -Marie Bressand, Résistant, fondateur du Monde Bilingue, précurseur des comités de jumelage.

" Il est certain que l'enseignement bilingue permet d'accroitre les capacités d'apprentissage et de développement de l'alerte intellectuelle. Il faut insister particulièrement sur ce point parce que cela bouleverse tout ce qu'on disait jusqu'à maintenant, pour des taisons diverses mais surtout par mauvaise foi".

Jean Duverger. Chargé de mission au Ministère des affaires étrangères au titre du suivi des classes bilingues dans le monde.

"Un enseignement plurilingue construit de nouvelles valeurs humanistes, des attitudes mentales plus sensibles à la diversité, des aptitudes à saisir les nuances dans le jugement des comportements sociaux qui n'excluent pas le point de vue de l'autre. L'école peut et doit, à travers les langues, donner à l'enfant les moyens de comprendre la complexité du monde dans lequel il vivra, les moyens d'y trouver sa place et de s'y conduire en homme"

Claudine Leralu et Isabelle Lichau. Inspectrices honoraires de l'Éducation Nationale. Pays Basque.

" Entre 4 et 6 ans, l'acquisition d'une langue seconde, même si elle est socialement minoritaire dans l'environnement, peut s'effectuer rapidement et efficacement dans le cadre des situations sociales dans lesquelles se trouvent les enfants et quand bien même cette langue n'est pas, ou très peu pratiquée dans le cercle familial"

Geneviève Vermes. Psycholinguiste.

"Il y a une nécessité de faire de la différence, une valeur et non un danger. Tout le monde doit avoir accès à la créolisation, fonction de vivre ensemble. La multiplicité des racines donne la liberté. Le désordre poétique doit se retrouver sur quelque chose sur lequel nous devons nous rejoindre. Montaigne, Diderot sont des auteurs de la tolérance. La sociéte pourrait accepter la différence dans sa richesse et sa diversité"

Stéphane Hessel. Résistant.

"Montaigne parle de la diversité. La multiplicité, ce n'est pas une tolérance, c'est une philosophie. On se sépare pas, on se découvre avec émerveillement".

Edouard Glissant.

" Il n'est aucune qualité si universelle en cette image des choses, que la diversité et la variété. L'harmonie du monde est faite de milliards de pièces diverses et variées. Les langages, sont par institution, arbitraires et convenances des peuples. Il y a le nom et la chose. Le nom c'est une voix qui remarque et signifie la chose. Le nom n'est pas une partie de la chose ni de la substance. C'est une pièce étrangère, jointe à la chose et en dehors d'elle.

Que le gascon y aille si le français n'y peut aller".

Montaigne.

" Il n'y a pas de " grande langue" . Le français et le reste. Les langues africaines, amazoniennes sont aussi belles. Le français est ma langue mais avec une langue qui meurt s'en va une part des imaginaires du monde.

La base du vivant, c'est la différence. Le différent est la base de la relation. C'est une conjonction des différences qui fondent les valeurs de l'humanité.

Ce n'est pas la différence qui fait les massacres; c'est le même. Le tout différent est l'élément d'un rythme où personne ne se perd et où tout le monde contribue.

Défendons l'idée de mélange, de la créolisation. Le raciste refuse la créolisation; pas qu'il y aurait plusieurs races. Il faut un ajustement d'identités différentes qui procure l'intuition les uns des autres".

Edouard Glissant.

"Comme dit le poète Chamoiseau, nous avons besoin de ce fond, ce limon qui fait la diversité. Nous avons besoin d'être des conjonctions des diversités.

Stéphane Hessel.

" Les élèves avec lesquels je travaille sont tellement bien entre le français et l'occitan que nous avons lancé des explorations de langues étrangères et de construction même de familles de langues. On a des gamins qui, au CM, sont capables de repérer des textes en allemand, flamand et qui ont un appétit de rentrer dans les langues étrangères extraordinaire. Le fait qu'ils soient en classe bilingue et qu'ils ont travaillé le français et l'occitan fait qu'ils ont, face à une autre langue qu'ils ne connaissent pas, une approche intelligente, analytique, tout de suite. Ils ont une aptitude à produire des textes comparativement bien supérieure aux autres enfants. Je suis convaincue que la classe bilingue est une direction qu'il faut approfondir, encourager, multiplier. L'avenir devrait être que toutes les écoles fonctionnent de cette manière.

Evelyne Charmieux, chercheuse à l'Institut de Recherche Pédagogique.

" Toutes les langues sont utiles indépendamment de leur utilité sur le plan du maintien de la culture et de l'environnement. Elles sont utiles sur un simple plan de formation intellectuelle et donc, de la réussite socio- professionnelle. L'enracinement bilingue d'un enfant breton dans deux langues breton, français, c'est la base qui permettra de toute façon de développer son quotient intellectuel dans tous les domaines, particulièrement pour l'apprentissage de l'anglais le moment venu. Donc il n'y a aucune nécessité de donner une priorité artificielle à une langue qui n'est pas celle du terrain et de l'environnement. Le choix utilitaire que pourraient faire les familles en préférant le bilinguisme français- anglais au bilinguisme français- breton tourne le dos à l'utilité".

Professeur Gilbert Dalgalian, linguiste, spécialiste du bilinguisme précoce, ex-Directeur de l'Alliance Française à Paris.

" Les évaluations des écrits des élèves à l'entrée en CE2 ou en classe de 6 ème, comme les résultats obtenus au brevet des collèges, témoignent que les formules expérimentées donnent de réelles satisfactions. Le temps est venu d'autres avancées, de s'engager avec résolution dans la voie d'une offre nouvelle, conséquente, diversifiée"

Ministre le l' Éducation Nationale.

" Au Japon, la langue japonaise est classée trésor national. Je considère que les langues régionales de France sont aussi des trésors que nous avons le droit de défendre. Elles doivent être classées trésors nationaux. Le mouvement sans précédant des identités à l'échelle de la planète est un mouvement d'appauvrissement de l'humanité, de ce qu'elle a de plus cher et de plus profond. Ceux qui ne s'en rendent pas compte préparent des siècles de malheur pournos enfants et les enfants de nos enfants".

Autre Ministre de l'Éducation Nationale

"L'expérience du plurilinguisme, et aussi celle de l'éducation à l'autre au plurilinguisme, est porteuse de toutes ces valeurs - tolérance, complexité, curiosité- qui sont autant d'antidotes à l'ethnisme".

" Le seul secret de la "bosse des langues", c'est le bilinguisme précoce".

Anna Lietti, pour une éducation bilingue, guide de survie à l'usage des petits européens.

“Chaque langue enferme la vision du monde de ses locuteurs: ce qu’ils pensent, ce qu’ils valorisent, ce qu’ ils croient, comment ils classent le monde qui les entoure, comment ils organisent leurs vies".

Robert Malcom Ward Dixon, linguiste.

"Nous sommes convaincus que le bilinguisme dans le sens psychologique représente un facteur évolutif très puissant dans le développement des compétences et des connaissances métalinguistiques".

Renzo Titone psycholinguiste.

"Les bilingues précoces sont ceux qui partent avec le meilleur capital".

Pr. Gilbert Dalgalian, linguiste.

"Le bilinguisme breton-français me paraît particulièrement défendable pour un enfant qui commence très tôt son immersion dans une grande et belle langue celtique".

"L'européen devra élever ses fils et ses filles dans la variété des langues, et non dans l'unité. Tels sont à la fois pour l'Europe, l'appel du passé et celui de l'avenir" (Le souffle de la langue).

Pr. Claude Hagège, linguiste, Professeur au Collège de France, Paris

“La culture prend des formes diverses à travers le temps et l'espace. Cette diversité s'incarne dans l'originalité et la pluralité des identités qui caractérisent les groupes et les sociétés composant l'humanité. Source d'échanges, d'innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu'est la biodiversité dans l'ordre du vivant. En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l'humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures”.

Déclaration Universelle de l’ UNESCO sur la Diversité Culturelle, signée en novembre 2001,

1. Toutes les communautés linguistiques sont égales en droit. 2. Cette Déclaration considère inadmissibles les discriminations contre les communautés linguistiques fondées sur des critères tels que leur degré de souveraineté politique, leur situation sociale, économique, etc., ou le niveau de codification, d'actualisation ou de modernisation qu'a atteint leurs langues. 3. En application du principe d'égalité il faut disposer les moyens indispensables pour que cette égalité soit effective.

Déclaration Universelle des Droits Linguistiques, UNESCO signée par des institutions et des organisations non gouvernementales, réunies à Barcelone en 1996

«L’exclusive fatalité, l’unique tare qui puissent affliger un groupe humain et l’empêcher de réaliser pleinement sa nature, c’est d’être seul.»

C’est la différence des cultures qui rend leur rencontre féconde. Il est souhaitable que les cultures se maintiennent diverses, ou qu’elles se renouvellent dans la diversité"

« Un monde dans lequel ne serait plus parlée qu’une seule langue serait un monde d’une effroyable solitude »

Claude Levi-Strauss, anthropologue

"C’est en formant de bons bilingues qu’on formera de bons francophones et je pense que de toute bonne foi, toutes les personnes de bonne foi dans l’Éducation nationale ne peuvent pas s’opposer à cela".

Michel Launey, institut de recherche et de développement

" Nous observons avec un intérêt passionné la naissance des écoles basques de Seaska, de la Scola Corsa et de Diwan en Bretagne. Secouer notre hébétude devant une évolution que nous ne maîtrisons pas, retrouver à travers les langues des peuples qui refusent de mourir une sagesse qui a su assurer la durée et l'épanouissement de la vie, c'est peut-être un des combats dont dépend l'avenir de l'homme ".

Jacques Pâris de la Bollardière, Résistant, anticolonialiste

"Imbéciles qui vous acharnez à détruire les langues humaines, ignorez-vous donc que la beauté est nombre et non votre chiffre 1 planté dans le ventre d'un zéro, comme un poteau frontière dans une mer de sang? "

"Nous voilà libres d'agir.......Le faisons-nous ? .... et d'abord, savons-nous notre langue (bretonne)? Non pas tous, hélas! Que ceux d'entre nous qui l'ignorent commencent donc dès aujourd'hui par s'y instruire. Leurs domestiques les enseigneront!"

Emile Masson, écrivain, enseignant, humaniste, féministe, pacifiste, dreyfusard, 1969-1923

"Si l'on attend qu'un enfant ait 6 ou 7 ans pour lui faire aborder l'apprentissage d'une deuxième langue, l'on ne fait que perdre un temps précieux".

"Sur le plan linguistique, l'enfant bilingue fournit des prestations significativement supérieures à celles d'un enfant monolingue, et cela dans les deux langues"

Pr. Jean Petit, linguiste.

" La grammaire est le cauchemar des classes monolingues. Dans une classe bilingue, à condition d'utiliser la grammaire comparée, les élèves voient comment est traitée, dans une langue et dans l'autre, la relation temporelle et on s'aperçoit que, quand on met les enfants dans une situation de comparaison, ils ont un appétit de grammaire et de savoir comment fonctionne la langue, qui est un puissant facteur de sentiment de sécurité"

Évelyne Charmieux, professeure à l'école normale de Toulouse, chercheuse à l'Institut de Recherche Pédagogique.

"Par rapport au langage "unique", la conscience linguistique de l'enfant bilingue comporte déjà la première et très précieuse expérience d'une relativité cognitive qui facilitera énormément l'acquisition plus tardive d'autres systèmes linguistiques ou sémiotiques".

" Le bilinguisme est une autre façon de voir le monde et une méthode "douce" pour en acquérir une vision plus riche dès l'âge le plus tendre."

"Plus le bilinguisme est solidement acquis dès le plus jeune âge, plus facilement pourra être haussée sur ce socle une troisième ou une quatrième langue à apprendre lege artis pour enrichir la culture linguistique des personnes qui ont appris à vivre avec les langues".

Harald Weinrich, Professeur honoraire au collège de France, préface du livre de Gilbert Dalgalian, "enfances plurilingues, témoignages pour une éducation bilingue et plurilingue."

"Les langues -toutes les langues: maternelles, précoces, tardives- prendront une place centrale dans ces "nouvelles méthodes actives", en prise directe avec le village planétaire où les langues sont, justement les dernières frontières".

Louis Porcher, sociologue, écrivain, didacticien.

" Ce dont je parle en un mot, c'est quelqu'un ....à qui l'accès à toute langue non française de l'Algérie (arabe dialectal ou littéraire, berbère, etc.) a été interdit. Mais ce même je est aussi quelqu'un à qui l'accès au français, d'une autre manière, apparemment détournée et perverse, a aussi été interdit."

" Quand on interdit l'accès à une langue, on n'interdit aucune chose, aucun geste, aucun acte. On interdit l'accès au dire, voilà tout, un certain dire. Mais c'est là, justement, l'interdit fondamental, l'interdiction absolue."

Jacques Derrida, philosophe.

" Si je veux rencontrer l'autre, je dois accepter qu'il soit autre et qu'il dise les choses autrement que moi. A partir de ce moment et l'ayant ainsi reconnu, j'ai quelques chances de finir par le connaître un peu."

Martine Abdallah-Pretceille, Professeure d'université en sciences de l'éducation.

" Il ne s'agit pas seulement de la capacité à apprendre, mais de l'attitude face à l'apprentissage: le bilingue sera prêt à accueillir la nouveauté, à admettre qu'il s'est trompé, à accepter l'idée qu'il peut y avoir plusieurs réponses à une question. Le monolingue, lui, s'il réalise qu'il a commis une erreur, aura tendance à se bloquer. Je suis persuadé que le monolinguisme est un handicap. Du point de vue psychologique et du point de vue cognitif."

"Je suis chez moi partout. C'est ça, je ne peux pas mieux dire: mon plaisir, c'est ce sentiment d'appartenance."

Stefen A. Wurm, professeur de linguistique à l'université de Canberra (Australie), l'"homme au quarante langues".

" Etre bilingue, c'est parler deux langues sans les avoir apprises"

Madeleine Loewenthal, linguiste.

" Faire surnager et soutenir au dessus de l'oubli un fragment d'une langue quelconque que l'homme a parlée, c'est étendre les données de l'observation sociale, c'est servir la civilisation même."

Victor Hugo.

"Les langues et cultures régionales sont une richesse reconnue dans la constitution; son application est une obligation de service public. La FCPE réunie en congrès aux Sable-d'Olonne le 28 mai 2012 affirme son attachement aux langues et cultures régionales et à leur enseignement au sein de l'Éducation Nationale et de l'enseignement agricole sur la base du choix des parents et des enfants à tous les niveaux du système éducatif".

motion adoptée par la FCPE en congrès national (2012).

" L'enseignement de la langue régionale sous forme bilingue à parité horaire... contribue au développement des capacités intellectuelles, culturelles, linguistiques de l'enfant... Il conforte l'apprentissage du français et prépare les élèves à l'apprentissage des autres langues "

Bulletin Officiel de l'Education Nationale N°33 du 13 septembre 2001

 

Des recherches récentes ont même montré que le cerveau est plus programmé pour le multilinguisme que pour le monolinguisme L’enfant bilingue a des compétences culturelles enrichies s’étendant au-delà du langage, et comprenant une diversité de comportements et de codes en fonction de l’environnement culturel dans lequel il se trouve. Le bilinguisme équilibré présente aussi des avantages au niveau cognitif, comme la facilité à apprendre d’autres langues, une plus grande flexibilité, et des capacités métalinguistiques nécessaires à l’apprentissage de la lecture.

Barbara Abdellilah-Bauer, linguiste et psychosociologue auteure de Le défi des enfants bilingues, ed.La Découverte.

"Tous les travaux de recherche sérieux menés pendant de nombreuses années montrent que l’enseignement bilingue utilisant essentiellement la langue minoritaire comme vecteur produit des résultats supérieurs à toutes les autres méthodes d’enseignement, s’agissant de l’alphabétisation et de l’acquisition de connaissances en général, et favorise "l’épanouissement de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités".

Rapport du Conseil Économique et social de l'ONU sur les langues minoriaires, mars 2005.
 
Les études effectuées dans différents pays montrent que les enfants bilingues ont de meilleurs résultats aux tests de Q.I. Les évaluations concernant leurs capacités à créer sont également meilleures. De même, comparativement aux enfants monolingues, les bilingues sont meilleurs en ce  qui concerne les tests de réflexion scientifique et dans la résolution des problèmes mathématiques.
 
Professeur Colin Baker, Expert International en Éducation Bilingue.
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